Bienvenue au Projet ASCLME
Pendant les cinq prochaines années, les neuf pays la région occidentale de l’océan Indien, les Comores, le Kenya, Madagascar, l’île Maurice, le Mozambique, les Seychelles, la Somalie, l’Afrique du Sud et la Tanzanie, travailleront ensemble sur le projet ASCLME (Grands Ecosystèmes Marins d’Agulhas et de Somalie)
|
|
|
Une population estimée à 56 millions de personnes qui vit dans la région de la côte occidentale de l’océan Indien dépend pour sa survie de ce qu’elle peut tirer de l’océan. Beaucoup de ces gens pratiquent la pêche artisanale, un terme décrit ainsi par la FAO : « La pêche traditionnelle, qui comprend la pêche familiale (contrairement aux sociétés commerciales), utilise un capital et une énergie relativement faibles, des navires de pêches relativement petits (parfois aucun), faisant de courts sorties de pêche, proches de la côte, et ce principalement pour une consommation locale. » La pêche artisanale peut être de nature commerciale ou de subsistance. Si les pêcheurs artisanaux ramènent leur poisson à la maison pour nourrir leur famille, si le prix est correct et qu’il existe une demande, ils vendront leur prise. La pêche artisanale est aussi parfois qualifiée de pêche à petite échelle. Dans la région ASCLME, les pêcheurs artisanaux utilisent de petits bateaux comme des canoës et des pirogues. La plupart opèrent à partir de villages de pêcheurs côtiers où la malnutrition, les problèmes de santé et la faible espérance de vie sont la norme. Différents types de matériels de pêche sont déployés par les artisans pêcheurs, qui sont les suivants : - Les lignes à main – une seule ligne de pêche avec un poids et un ou plusieurs hameçons avec des appâts. Les poissons sont pris alors qu’ils essaient de manger l’appât. La ligne est alors tirée et le poisson retiré.
- La pêche à la senne sur la plage – la senne (un filet maintenu verticalement dans l'eau) est utilisée sur la rive. Une senne de plage se compose d’une poche (un sac, ou un filet lâche) et de longues ailes souvent rallongées par des cordes pour pouvoir tirer la senne à la plage. La senne agit comme une barrière, empêchant le poisson de s’enfuir de la zone fermée par le filet. La pêche à la senne sur la plage perturbe les activités de reproduction dans les eaux peu profondes proches de la rive et endommage l’habitat, en particulier dans les zones de récifs et de prairies sous-marines. De ce fait, cette pratique est régulée ou interdite dans beaucoup de pays.
- Pêche à la dynamite : la pratique consistant à utiliser de la dynamite pour étourdir ou tuer des bancs de poisson pour les collecter facilement. Cette pratiquement est extrêmement destructive pour l’écosystème environnant, détruisant souvent les habitats des poissons. La pêche à la dynamite a été interdite, mais reste largement pratiquée.
- Nasses et pièges à poissons : Peuvent être permanents ou semi-permanents. Ces structures fixes forment une chambre dans laquelle le poisson peut facilement entrer, mais de laquelle il ne peut s’échapper. De nombreuses variétés différentes existent dans différents contextes géographiques.

|
|
"Je suis impressionné par le bon développement du Projet au cours de l’année qui s’est écoulée. Les complexités du projet sont telles que des efforts considérables sont nécessaires pour parvenir à des gains ne serait-ce que modestes ; nous travaillons par exemple avec huit pays, qui ont des langues et des niveaux de développement différents. Avec tous ces défis, le projet a parcouru un chemin considérable en une année. David est parvenu à rassembler une équipe jeune et efficace. Ces personnes fournissent des résultats d’un niveau qui serait attendu d’une équipe davantage expérimentée. Les croisières ont été sans l’ombre d’un doute un catalyseur pour l’action. Plus qu’un simple exercice de rassemblement de données, les croisières ont entamé un exercice de développement des liens pour les pays participants. Je suis également impressionné par la croissance du Projet ; un an seulement après son lancement, on peut observer une croissance dans les activités du projet et au niveau des partenaires du projet."Prof. Paul Skelton, representing the South African Institute of Aquatic Biodiversity (SAIAB), South African host of the Project Co-ordination Unit.
|